Structure de la forêt régionale (édition 2019)

La DRAAF, l’Insee et FIBOIS Grand Est

Structure de la forêt du Grand Est
Édition 2019

Ce dossier a été élaboré dans le cadre d’un partenariat entre la DRAAF Grand Est, l’Insee et l’interprofession de la filière (FIBOIS Grand Est) et diffusé en octobre 2019.

Cet extrait de l’étude générale porte une attention particulière sur la structure de la forêt régionale en 2019.

Une composante essentielle du territoire régional

En Grand Est, la forêt couvre 1 951 000 hectares, soit près de 34 % du territoire régional, un taux de boisement plus élevé que la moyenne nationale (31 %), avec toutefois des disparités importantes sur le territoire. Avec un dixième des forêts de la métropole, le Grand Est est la quatrième région la plus boisée de France en termes de surface, derrière la Nouvelle-Aquitaine, l’Occitanie et Auvergne-Rhône-Alpes.

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taux de boisement
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des forêts publiques
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de propriétaires forestiers privés
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de bois sur pied par hectare

Une forêt majoritairement publique

Le Grand Est est la seule région où la forêt est majoritairement publique (56%), sous gestion de l’opérateur unique qu’est l’Office National des Forêts. Au niveau national, les forêts publiques représentent le quart des surfaces forestières. Pour des raisons historiques, la proportion de forêts publiques est plus importante à l’est de la région avec, par exemple, 73% de forêts publiques dans le Bas-Rhin et le Haut-Rhin.

Les forêts domaniales, appartenant à l’État, représentent environ un cinquième de la surface forestière et les forêts communales un peu plus d’un tiers. Il s’agit généralement de forêts de grande superficie : les forêts d’Arc-en-Barrois, de Haguenau, de la Hardt, de Darnay ou de Haye couvrent ainsi plus de 6 000 hectares chacune. Par ailleurs, environ un quart des forêts domaniales de France métropolitaine se trouvent en région Grand Est.

La forêt privée se répartit entre 322 900 propriétaires, avec une surface moyenne détenue de 2,5 hectares. Parmi eux, 21 700 propriétaires disposent d’une surface de plus de 4 hectares et seuls 900 possèdent plus de 100 hectares de forêt. Cependant, si les petites propriétés sont les plus nombreuses, les propriétés de plus de 25 hectares représentent tout de même plus du tiers des forêts privées. Elles sont obligatoirement dotées d’un « plan simple de gestion », document qui en planifie la gestion durable.

Des paysages forestiers très diversifiés

La région Grand Est présente une grande diversité de paysages forestiers, structurés d’ouest en est par les auréoles du bassin parisien, puis par le massif des Vosges et la plaine d’Alsace.

A l’ouest, la région est bordée par les plateaux limoneux de la Brie et du Tardenois, dominés par de grandes forêts de chênes, souvent accompagnés d’autres feuillus en mélange, comme c’est également le cas plus au sud, dans le Pays d’Othe. Puis la Champagne crayeuse forme de larges paysages agricoles où la forêt ne couvre plus que 10 % du territoire en raison d’importants défrichements engagés à partir des années 50. Il s’agit de petits boisements de pin sylvestre ou de pins noirs, ou plus rarement de forêts feuillues relictuelles.

La Champagne humide forme un long croissant des Ardennes au Tonnerrois, sur des sols argileux, souvent assez humides : c’est une zone d’étangs et de lacs où les forêts sont assez présentes et dominées par le chêne pédonculé, souvent en association avec le frêne.

Par ailleurs, la partie champenoise de la région est entaillée d’est en ouest par les grandes vallées de l’Aube, de la Marne et de la Seine qui abritent des forêts alluviales riches et un important bassin populicole.

Le nord des Ardennes et l’Argonne, entre Ardennes, Marne et Meuse, constituent deux ensembles aux paysages très boisés (70%), plus frais et arrosés que les régions environnantes. Ce sont là encore des chênaies qui dominent, associées au bouleau, ainsi qu’au charme et au hêtre en Argonne. Des plantations d’épicéa, et plus récemment de douglas, y ont été effectuées sur des surfaces importantes.

Les plateaux calcaires s’étirent de Charleville-Mézières au pays de Chaumont et sont boisés à 37%. Ils forment des séries de coteaux et de plateaux couverts par des mélanges de chêne, hêtre et charme, avec des résineux introduits localement ou ayant colonisé les coteaux ensoleillés. Les plateaux calcaires sont entrecoupés par la plaine argileuse de la Woëvre puis laissent la place au plateau lorrain, à l’est de l’axe Metz/Nancy/Langres. Les sols y sont globalement argilo-marneux et très humides.

Le massif vosgien, très forestier (62%), s’étend de la frontière allemande à la trouée de Belfort. La hêtraie domine sur son flanc ouest, puis laisse la place à partir de 500 mètres d’altitude à des peuplements de sapin et de hêtre, souvent accompagnés d’épicéa.Enfin, la plaine alsacienne présente un réseau complexe de forêts, souvent diversifiées. Une partie des forêts alluviales rhénanes sont protégées et la forêt de la Hardt (13 000 hectares) constitue la plus grande charmaie d’Europe.

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