Archives

Le bois & ses usages

Le bois dans l’habitat : de nombreux atouts

Principal valeur ajoutée issue de la sylviculture, la construction bois, est un secteur clé d’une stratégie de lutte contre l’effet de serre. De la forêt au chantier, le bois consomme moins d’énergie que la plupart des autres matériaux et ses qualités thermiques limitent la consommation énergétique des bâtiments.

La construction bois permet de répondre aux exigences des maîtres d’ouvrages (publics ou privés) attirés par l’utilisation d’une matière renouvelable ou soucieux du niveau de consommation énergétique de leur bâtiment.

En effet, le bâtiment à lui seul utilise 40 % de l’énergie consommée au niveau national, et 50 % des matières premières. Il représente 25 % des émissions de gaz à effet de serre après le transport routier (28 %).

La mise en œuvre du bois dans la construction représente aujourd’hui un nouvel enjeu, car ce matériau s’inscrit dans la démarche d’éco-construction.

Matériau naturel propice à la créativité, le bois est un matériau de choix pour la construction de bâtiment, tant dans l’habitat individuel que la construction de logements, ou de bâtiments publics.

Naturellement isolant, le bois permet des systèmes constructifs très performants sur le plan thermique. Adapté à tous les climats, il isole mieux qu’une construction maçonnée à épaisseur égale. Par sa faible conductivité thermique, il évite la formation de ponts thermiques et supprime les effets de condensation.

Ses valeurs d’isolation permettent de réaliser jusqu’à 40 % d’économie d’investissement et de fonctionnement.

La construction bois répond donc facilement aux exigences de la RE 2020 qui renforce les performances énergétiques des bâtiments neufs, tout en intégrant un critère « Carbone ». La RT 2012 et la future RE 2020 sont théoriquement favorables aux solutions constructives avec le bois.

L’effet construction bois est antérieur au Grenelle de l’environnement et se traduit par une demande de plus en plus forte des clients finaux et des maîtres d’ouvrages. En construction publique, de plus en plus de maîtres d’ouvrages publics imposent le matériau bois dans leur programme. C’est notamment le cas de la construction de logements collectifs.

 

Le bois est un matériau de construction qui génère une ambiance et une chaleur inégalée.

L’absence de parois froides donne une sensation de bien-être dès que l’on entre dans un bâtiment bois, même après une période d’absence.

De par sa structure cellulaire et sa faible densité, le bois offre un grand confort acoustique aussi bien en isolation contre les bruits aériens que contre les bruits de choc, en limitant la propagation des bruits à l’intérieur des bâtiments.

Il est également très performant dans l’amélioration de la qualité acoustique des équipements sportifs ou culturels.

Le bois permet une excellente tenue au feu par rapport aux autres matériaux de construction. Il a une combustion lente, prévisible et régulière.

La vitesse de propagation du feu dans une poutre en bois est d’environ 0,7 mm par minute. De plus, le bois conserve longtemps ses capacités de portance. Il ne se déforme pas au feu et ne se dilate pas.
Sa capacité à conserver ses propriétés mécaniques confère aux ouvrages une grande stabilité. De plus, un faible dégagement de gaz toxiques lors de la combustion est à noter, ce qui en fait un matériau très sûr.

Un bâtiment construit en bois et bien conçu peut durer des générations. De nombreux bâtiments datant de plusieurs siècles et parfaitement conservés existent dans certains pays.

Ils témoignent de la pérennité du bois. C’est le cas des temples japonais du VIIe siècle, des maisons à colombages du Moyen-âge, des églises du XIIe siècle…

C’est la qualité de la conception et le soin apporté à l’exécution qui déterminent la longévité d’un ouvrage et permettent de limiter voire d’éviter les attaques biologiques. Une construction à base de bois bien conçue nécessite peu d’entretien.

Les atouts du bois : stop aux idées reçues !

  • Construire en bois, c’est participer à la reforestation
    Construire en bois, c’est participer à la reforestation

    Les arbres arrivés à maturité sont coupés et remplacés par de jeunes plants qui, en poussant, absorbent du CO2. Si un arbre n’est pas prélevé à temps, il meurt et pourrit, relâchant dans l’atmosphère le CO2 dont il était composé : le gain est nul sur le plan environnemental.
    Au contraire, si le bois est mis en œuvre, il ne se dégrade pas et continue d’être un « puits de CO2 ».

    VRAI
  • Le bois demande beaucoup d’entretien
    Le bois demande beaucoup d’entretien

    Le bois d’intérieur n’a pas besoin d’entretien régulier : les cires, vernis et autres produits de vitrification contemporains, qui sont de plus en plus écologiques et performants, conservent l’aspect du bois et sa pérennité.
    En extérieur, quelle que soit l’essence utilisée, le soleil et la pluie patinent la couleur du bois en gris au fil du temps, sans en altérer les propriétés mécaniques. Maintenir la couleur initiale du bois nécessite une application régulière de peintures, lasures et autres finitions décoratives.
    De plus, pour assurer la pérennité du matériau, certaines essences sont naturellement adaptées à un usage extérieur. Pour les essences non durables, hormis les traitements chimiques, des solutions alternatives pour allonger leur durée de vie existent (Ex : traitements à haute température)
    Un choix judicieux des matériaux, une conception adaptée et une mise en œuvre de qualité sont les clés pour optimiser la durabilité du bois dans les bâtiments.
    En structure, comme en parement extérieur, le bois est un matériau durable. Utilisé en bardage, il devient même une protection pour la longévité des autres matériaux de construction qu’il recouvre.

    FAUX
  • Le bois laisse passer l’humidité et le froid
    Le bois laisse passer l’humidité et le froid

    Les constructions en bois ont des valeurs d’isolation thermique supérieures aux règles en vigueur. Le bois est 12 fois plus isolant que le béton. Il reçoit donc la médaille d’or en isolation.

    FAUX
  • En cas de feu, le bois brûle plus vite
    En cas de feu, le bois brûle plus vite

    Le bois, quand il brûle, se consume très lentement, de façon prévisible et régulière. La vitesse de propagation du feu dans une poutre en bois est d’environ 0,7 mm par minute, ce qui permet de calculer les dimensions des poutres pour faciliter l’évacuation des usagers et l’intervention des pompiers. Il transmet 10 fois moins vite la chaleur que le béton et 250 fois moins vite que l’acier. Le bois conserve longtemps ses capacités mécaniques et de portance. Il ne se déforme pas au feu et ne se dilate pas.
    Sa capacité à conserver ses propriétés mécaniques confère aux ouvrages une grande stabilité. Le faible dégagement de gaz toxiques associé lors de la combustion en fait un matériau très sûr. Le bois est considéré par les pompiers comme un matériau fiable en cas d’incendie.

    FAUX
  • La construction bois, quel chantier !
    La construction bois, quel chantier !

    Les constructions en bois, issues d’une filière sèche, sont plus rapides à monter que les constructions en béton et font gagner 2, 3 voire 6 mois de loyers et d’intérêts intercalaires.
    Un chantier bois génère peu de déchets (que l’on peut valoriser) et de nuisances, car la préparation se fait en atelier.

    FAUX
  • Construction en bois, ça coûte cher !
    Construction en bois, ça coûte cher !

    Plus la surface de construction est grande et plus l’écart des prix entre les différents matériaux tendra à être réduit. Le bois permet une meilleure isolation, donc des économies sur la facture de chauffage.

    FAUX